
Les photos que nous venons de recevoir de nos partenaires maliens témoignent de l’extraordinaire capacité de résilience d’une communauté confrontée à l’insécurité et aux menaces djihadistes.

L’École Cardinal Lavigerie, qui accueillait 134 élèves à la rentrée dernière, suite aux menaces des bandes armées, a été transférée à Macina, chef-lieu situé à une quarantaine de kilomètres de Kolongo et considéré comme plus sûr. Aujourd’hui, 46 élèves précédemment scolarisés à Kolongo y poursuivent leurs études (photo ci dessus). Une vingtaine d’autres ont pu rejoindre des établissements du Diocèse. Malgré ces efforts, près de la moitié des élèves inscrits en début d’année se trouvent donc désormais privés de scolarisation.

À Macina, l’accueil des élèves s’organise dans des conditions très précaires. Les classes ont lieu dans les locaux du CAP (Centre d’Animation Pédagogique) qui dépend de la Direction de l’Education (photo ci dessus). Pour l’hébergement trois dortoirs ont été aménagés dans des locaux appartenant à la paroisse. Faute de moyens, aucun lit n’a pu être installé ; chaque élève dort sur une natte apportée de chez lui. Malgré ces difficultés, l’internat héberge aujourd’hui 52 jeunes, tous originaires de Kolongo.

Le Foyer Jean-Pierre Delpech de Kolongo a dû lui aussi fermer ses portes. Les bâtiments de l’école et les autres biens de la paroisse ont été confiés à la communauté chrétienne locale afin d’en assurer la préservation.

Trois repas sont servis aux pensionnaires de Macina chaque jour. La préparation des repas ainsi que le gardiennage sont assurés par la paroisse, dont l’engagement est essentiel pour maintenir cette continuité éducative (photo ci dessus).

Ces chiffres et ces images rappellent combien l’accès à l’éducation demeure fragile dans certaines régions du Mali. Mais ils montrent aussi la détermination des familles, des enseignants, de l’Église locale et des élèves eux-mêmes à ne pas renoncer à l’école.
Je suis attristé par la connaissance de ces obstacles que certains s’évertuent à dresser et admiratif de la capacité de résilience de nos partenaires. Et dire que nous nous lamentons parce que nous traversons une période de canicule… merci pour ces informations. André Constantin
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